La Carapa Procera


   déc 02

La pharmacopée africaine

Il est intéressant de puiser au cœur de pharmacopées locales pour retrouver des plantes et recettes naturelles pour traiter le corps ou la peau.

Nous nous intéresserons ici plus particulièrement à la pharmacopée africaine.

 

Encore trop méconnue, la flore africaine regorge de plantes médicinales et les remèdes de grand-mère sont nombreux. Pour la petite histoire, j’avais appris lors d’un récent voyage au Sénégal que les feuilles de baobab séchées et broyées facilitent la digestion, ce qui leur vaut une place de choix dans le couscous!

Alors que l’Europe semble manifester un intérêt croissant pour la biodiversité africaine des préoccupations éthiques font surface.

Prenons l’exemple de l’arganier. Originaire d’Afrique du Nord, son huile est de plus en plus commercialisée – pour l’industrie cosmétique notamment – représentant ainsi une source de revenus non négligeable pour des régions assez pauvres. Le manque de culture à grande échelle couplé à une exploitation croissante amène cependant les autorités à craindre son extinction. D’où l’urgence d’actions en faveur de sa protection…

 

En Afrique, le recours à la médecine et la pharmacopée traditionnelle est une pratique courante et ancestrale. On considère à l’heure actuelle que près de 75% de la population africaine n’a recours qu’aux plantes qui l’entourent pour se soigner et n’a pas accès aux médicaments dits « modernes ». Cette pharmacopée traditionnelle, découverte par les premiers explorateurs de l’Afrique a déjà été introduite dans de nombreux médicaments en Europe. Depuis quarante ans, de nombreux travaux ont essayé de vérifier l’effet des médicaments traditionnels et leur toxicité.

 

Jean-Lois POUSSET, agrégé en Phannacognosie – spécialité qui enseigne les médicaments naturels – a passé huit années en coopération à l’université de Dakar où il a enseigné la médecine et la pharmacopée traditionnelle africaine aux futurs médecins et pharmaciens.

Un ouvrage de 288 pages au format 170 x 230 mm paru dans la collection « Je choisis le Naturel », parution des éditions Edisud (La Calade, 3120 Route d’Avignon, 13090 Aix-en-Provence) disponible au prix de 20 Euros.

Principales huiles africaines utilisées dans le domaine de la santé et des cosmétiques

 

- Huiles végétales

- Huile de palme et de palmiste

- Huile d’arachide

- Huile de coco

- Huile de cacao

- Beurre de karité

- Huile de Marula

 

A noter l’initiative intéressante d’enregistrement en 2009 de l’huile de Carapa procera utilisée pour la première fois dans l’élaboration de soins dermo-cosmétiques par les Laboratoires des Mascareignes.

 

 

Raillée et dénigrée pendant des siècles à cause de son aspect rituel et sacré, la pharmacopée africaine sort aujourd’hui de l’ombre. L’utilisation ancestrale des plantes médicinales du continent noir est désormais confirmée par les scientifiques, essais cliniques à l’appui. Leurs travaux les plus récents permettent à nos esprits occidentaux de lever un coin du voile sur ce trésor thérapeutique millénaire transmis, jusqu’ici, oralement de génération en génération.

En Afrique, les maladies sont attribuées à des esprits, à des dieux ou à des démons. Et les plantes font partie, d’un ensemble de rituels ayant la vertu de repousser les mauvais éléments qui affectent l’homme. Cet aspect sacré de la médecine traditionnelle africaine a longtemps été raillé, combattu et démystifié par la médecine moderne.

Et pourtant, la pharmacopée africaine, dont la richesse nous a été révélée par les premiers explorateurs du continent noir, a été introduite dans de nombreux médicaments dits modernes et a donné lieu à de grandes découvertes comme la réserpine du Rauwolfia vomitoria, produit de départ des neurosédatifs. À l’heure actuelle, près de 75 % des africains se soignent uniquement avec les plantes qui les entourent. Quelle chance !

On a retrouvé dans cette pharmacopée la théorie des signatures imaginée par Paracelse basée sur la croyance que l’aspect, la couleur et la saveur de chaque plante indiquent ses propriétés médicinales.
Transmis oralement de génération en génération, ce savoir conférait à celui qui le détenait la notoriété et le pouvoir. Souvent, il était tout à la fois, le chef tribal et le guérisseur.
Outre des rituels complexes, sur fond de prières et d’offrandes sensées donner aux plantes une dimension universelle, le tradipraticien utilise des décoctions, c’est-à-dire le chauffage à ébullition pendant un quart d’heure ou plus de la plante dans l’eau. Après filtration ou décantation, il fait boire la décoction. Il peut aussi utiliser l’infusion ou bien faire ingérer directement la plante.
Les plantes que nous avons choisies de décrire dans ce dossier sont dépourvues de toxicité et sont utilisées couramment, pour l’indication que nous mentionnons, dans plusieurs pays africains.

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